Lundi 14 septembre 2009
1
14
/09
/Sep
/2009
16:51
Il ne quitte jamais la ceinture d'Ebereth, un
carnet à l'aspect usé et ancien, lourd de pages rajoutées et du poids des légendes. Un petit crayon est commodément fixé à la couverture afin que l'aède puisse saisir l'instant qui passe à la
pointe de sa mine. Il est rare qu'un skald confie ses pensées au vélin, convaincu que le verbe est libre et qu'un souffle de voix lui permet de voler quand le poids de l'encre le cloue au papier.
Lorsque le sanctuaire des Chasseurs de Dragons étend ses ailes protectrices autour de ses enfants, la jeune femme laisse le livret à la bibliothèque afin que d'autres puissent le lire et perpétuer
à leur tour la tradition épique.
Sur l'or pâle des épis courbés
Les ombres vivantes et penchées
des hommes de la terre,
la lumière du jour à leurs fronts insouciants
tisse l'éclat du bonheur
L'alarme assonnante brise aux oreilles et,
sous le martèlement dur de la charge des kralls
les fronts se plissent
puis se fanent
Douleur !
Les nobles tiges, les corps fauchés.
Deux âmes tombent, qui n'auraient dû tomber.
Et sur les bordures accrochés à leur lances
gisent les défenseurs, plus aucun ne s'avance.
Sanctum est prévenu !
Il suffit de tenir !
Mais Aion ! Qui tiendra ?
Sans rompre, sans faillir ?
Au milieu du carnage,
les survivants s'avancent
et tombent sur les corps des chers disparus.
Cyan est parmi eux, plus blond, plus grand
et sur les blés fauchés,
git la chair de sa chair ; leur sang
appelle et crie vengeance.
Cyan tombe en larmes
sur les gisants bien aimés.
la douleur, la perte, Maudits !
Maudits soient les Kralls, ils paieront pour ce drame !
Aion le divin s'émeut,
De la douleur immense, naît la rage,
Des larmes, le Pouvoir surgit
Et Cyan, aveuglé par la peine,
Enveloppe de ses ailes ses parents chéris.
La bataille fait rage
autour du recueilli
Une lame jailli,
Qui brusquement s'arrête
Le Krall misérable s'enfuit
pour sauver sa tête
Le regard fou, Cyan le suit,
Puisqu'il faut tenir Cyan tiendra !
Les Kralls dépités retiennent leurs pas
et effrayés hésitent leur avance
Tandis que sur leurs corps, le Daeva danse
Aveuglé par la haine,
assourdi par les échos de la bataille
ces deux mots sonnent pour Cyan
comme une musique céleste
étrangement distincts dans le chaos ambiant
Hardi, Ami !
Deux Daeva envoyés par Sanctum
se joignent à lui et repoussent l'assaut.
Les Kralls se débandent, hurlent, fuient
Face aux divins protecteurs, nul n'est à l'abri,
et bientôt ne reste que leur chef,
Brave ou stupide,
ses yeux fixent le visage de Cyan,
ou il lit la haine
et le nom de sa mort.
Dans un dernier défi, il éclate de rire
Me tuer ne sert à rien, Daevas maudits !
Aion ne vous protègera pas
lorsque mon maitre viendra !
Dans les abysses il attend son heure
Et viendra le jour ou vainqueur
il piétinera vos corps et
offrira à chaque krall la peau d'un humain !
D'un seul coup plein de haine,
Cyan décapite la tête hilare
puis consulte les deux Daeva du regard
Les abysses sont terre maudites,
s'il le faut nous iront !
Les trois compagnons se mettent en route,
et l'on ignore où les ont menés leurs pas,
mais qu'un seul soit revenu
est ce dont personne ne doute.
Cyan seul reparait après plusieurs jours
le regard hagard et le visage mutilé,
le corps effondré et l'âme blessée
couvert du sang immonde des bêtes abyssales
Auréolé de gloire et de juste vengeance,
Il marche désormais sous la Lumière d'Aion.
Et sur sa joue lourde de larmes amères danse
A jamais l'ombre du Dragon
Auteur : Ebereth Amenutha
Sur l'or pâle des épis courbés
Les ombres vivantes et penchées
des hommes de la terre,
la lumière du jour à leurs fronts insouciants
tisse l'éclat du bonheur
L'alarme assonnante brise aux oreilles et,
sous le martèlement dur de la charge des kralls
les fronts se plissent
puis se fanent
Douleur !
Les nobles tiges, les corps fauchés.
Deux âmes tombent, qui n'auraient dû tomber.
Et sur les bordures accrochés à leur lances
gisent les défenseurs, plus aucun ne s'avance.
Sanctum est prévenu !
Il suffit de tenir !
Mais Aion ! Qui tiendra ?
Sans rompre, sans faillir ?
Au milieu du carnage,
les survivants s'avancent
et tombent sur les corps des chers disparus.
Cyan est parmi eux, plus blond, plus grand
et sur les blés fauchés,
git la chair de sa chair ; leur sang
appelle et crie vengeance.
Cyan tombe en larmes
sur les gisants bien aimés.
la douleur, la perte, Maudits !
Maudits soient les Kralls, ils paieront pour ce drame !
Aion le divin s'émeut,
De la douleur immense, naît la rage,
Des larmes, le Pouvoir surgit
Et Cyan, aveuglé par la peine,
Enveloppe de ses ailes ses parents chéris.
La bataille fait rage
autour du recueilli
Une lame jailli,
Qui brusquement s'arrête
Le Krall misérable s'enfuit
pour sauver sa tête
Le regard fou, Cyan le suit,
Puisqu'il faut tenir Cyan tiendra !
Les Kralls dépités retiennent leurs pas
et effrayés hésitent leur avance
Tandis que sur leurs corps, le Daeva danse
Aveuglé par la haine,
assourdi par les échos de la bataille
ces deux mots sonnent pour Cyan
comme une musique céleste
étrangement distincts dans le chaos ambiant
Hardi, Ami !
Deux Daeva envoyés par Sanctum
se joignent à lui et repoussent l'assaut.
Les Kralls se débandent, hurlent, fuient
Face aux divins protecteurs, nul n'est à l'abri,
et bientôt ne reste que leur chef,
Brave ou stupide,
ses yeux fixent le visage de Cyan,
ou il lit la haine
et le nom de sa mort.
Dans un dernier défi, il éclate de rire
Me tuer ne sert à rien, Daevas maudits !
Aion ne vous protègera pas
lorsque mon maitre viendra !
Dans les abysses il attend son heure
Et viendra le jour ou vainqueur
il piétinera vos corps et
offrira à chaque krall la peau d'un humain !
D'un seul coup plein de haine,
Cyan décapite la tête hilare
puis consulte les deux Daeva du regard
Les abysses sont terre maudites,
s'il le faut nous iront !
Les trois compagnons se mettent en route,
et l'on ignore où les ont menés leurs pas,
mais qu'un seul soit revenu
est ce dont personne ne doute.
Cyan seul reparait après plusieurs jours
le regard hagard et le visage mutilé,
le corps effondré et l'âme blessée
couvert du sang immonde des bêtes abyssales
Auréolé de gloire et de juste vengeance,
Il marche désormais sous la Lumière d'Aion.
Et sur sa joue lourde de larmes amères danse
A jamais l'ombre du Dragon
Auteur : Ebereth Amenutha

